Le chant de la Tamassee

TamasseeAuteur : Ron Rash ( États-Unis )

Biographie : Ron Rash étudie à l’Université Gardner–Webb et à l’Université de Clemson, où il obtient respectivement un baccalauréat et une maîtrise en littérature anglaise. Il devient ensuite enseignant, métier qu’il exerce toujours. Il est actuellement professeur émérite au département d’Études culturelles appalachiennes de la Western California University. Sa carrière d’écrivain s’amorce en 1994 avec la publication d’un premier recueil de nouvelles, puis d’un recueil de poésie en 1998. Il a écrit de recueils de poèmes, de recueils de nouvelles, et de romans, dont un pour enfants, tous lauréats de plusieurs prix littéraires. Il publie « Un pied au paradis » (One Foot in Eden), son premier roman policier, en 2002. « Le monde à l’endroit » (The World Made Straight) a été publié en 2006 et « Une terre d’ombre » (The Cove) en 2012. Son roman « Serena », sorti en 2008, a été transposé au cinéma par Sasanne Bier en 2014, avec dans les rôles titres Bradley Cooper et Jennifer Lawrence.

Présentation: Ruth Kowalsky, 12 ans, se noie dans la Tamassee, rivière de Caroline du Sud, alors que ses parents pique-niquent tranquillement à quelques mètres de là. Le courant étant trop fort à cet endroit, les plongeurs ne parviennent pas à dégager son corps, coincé sous un rocher à proximité d’une chute. Le père de la victime, un banquier qui a des relations, obtient l’installation un barrage amovible pour détourner le cours de l’eau vers la rive droite, contre l’avis des gens du cru qui connaissent le danger encouru. Une guerre s’engage alors avec les écologistes locaux, qui se targuent du Wild and Scenic Rivers Act, loi fédérale interdisant à quiconque de perturber l’état naturel d’une rivière qui a obtenu le label » sauvage ». Très vite, le fait-divers prend une dimension nationale, le cirque médiatique se déchaîne de répugnante manière et des enjeux plus importants que la digne sépulture d’une enfant se profilent : pouvoir local, chantage politique, intérêts financiers. Une jeune photographe de presse, Maggie, native du comté où se joue le drame, est chargée de couvrir les événements. Consciente que l’opinion publique soutient les parents, elle penche affectivement du côté des protecteurs de la nature : comme elle, plus d’un lecteur hésitera entre les deux camps.

Mon avis : Après Barbara Kingsolver et Dans la lumière, me revoici au cœur des Appalaches avec Le chant de la Tamassee. Encore une fois la Nature est reine et impitoyable. Un triste fait divers oblige une petite communauté à choisir un camp, celui des écologistes ou celui des parents de la victime. C’est l’occasion également où se réveillent de vieilles discordes comme celles qui opposent Maggie à son père. Le temps qui passe ne permet pas forcément aux blessures de se refermer. Un très beau roman, une ode à la nature, ses merveilles, ses dangers et les menaces que nous faisons peser sur elle.

6 réflexions sur “Le chant de la Tamassee

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