La galerie des maris disparus

galerieAuteur : Natasha Solomons ( Royaume-Uni )

Biographie :  Natasha Solomons est scénariste et a obtenu un doctorat en poésie du 18ème siècle. Son premier roman « Jack Rosenblum rêve en anglais » (Mr. Rosenblum Dreams in English, 2011) est, en partie, inspiré par ses grands-parents qui ont fui Berlin avant la guerre.

 

 

 

Présentation: Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s’efforce pourtant de son mieux d’assumer le quotidien et d’élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l’hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l’achat d’un réfrigérateur, elle s’offre un portrait à son effigie. Ce tableau, premier d’une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie. Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset, l’aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider…

Mon avis : Quelle belle histoire que celle de Juliet Montague, femme juive, devenue une « aguna » parce que son mari l’a abandonnée, elle n’est ni veuve, ni une femme divorcée, car seuls les hommes ont ce privilège, et ne peut donc se remarier. La voici obligée de retourner travailler dans l’entreprise de son père, mais cette existence grise, au sein d’une communauté où tous ses faits et gestes donnent lieux à des commérages car, après tout, elle n’a pas su garder son mari, lui pèse. Mais voilà, Juliet a un don: elle ressent dans ses tripes lorsqu’un artiste peintre a du talent. Voilà que son chemin croise celui d’une petite communauté d’artistes et la voilà lancée dans un projet complètement insensé: ouvrir une galerie. Le succès est au rendez-vous, mais cette liberté aura un prix. Cette lecture fut un vrai bonheur. Natasha Solomons possède une très belle écriture et ce roman est une formidable immersion dans les traditions juives. Un très beau témoignage inspiré d’une histoire vraie.

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