Le Livre des Baltimore

livre des BaltimoreAuteur : Joël Dicker ( Suisse )

Biographie :  Joël Dicker est né à Genève en 1985. À l’âge de 19 ans, assez peu stimulé par l’école, il s’offre une parenthèse au Cours Florent à Paris, avant d’étudier finalement le droit à l’Université de Genève, d’où il sortira diplômé en 2010. A l’âge de dix ans, il fonde La Gazette des Animaux, une revue sur la nature qu’il dirigera pendant sept années et qui lui vaudra de recevoir le Prix Cunéo pour la protection de la nature et d’être désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève. Il fait ensuite ses premiers pas d’écrivain. Une première nouvelle, « Le Tigre », est primée en 2005 dans le cadre du Prix International des jeunes auteurs et publiée dans le recueil des lauréats, aux éditions de l’Hèbe (Suisse). En septembre 2012 sort son deuxième roman « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » qui fait partie de la première sélection pour le prix Goncourt et le prix Femina, et reçoit le prix littéraire de la vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix de l’Académie Française, le prix Goncourt des lycéens et le prix Tulipe. En 2015 paraît « Le livre des Baltimore » puis, en 2018, « La disparition de Stéphanie Mailer ».

Présentation: Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman: Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

Mon avis : Il y a des chroniques plus difficiles à écrire que d’autres, et celle-ci en est une. Voilà plusieurs fois que j’écris, que j’efface, que je réécris et je ne suis toujours pas satisfaite. Je m’explique. Le roman que je viens d’achever a déchaîné les passions à sa sortie, comme l’a fait d’ailleurs sont prédécesseur « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » (qui, pour ceux qui ne le savent pas encore, a été adapté pour la télévision avec dans le rôle d’Harry Quebert le très sexy Patrick Dempsey, qui tiendra d’ailleurs le rôle du shérif McCarty lorsque mon roman Soupçons sera à son tour adapté pour le grand écran, affaire à suivre… 😉 ). Revenons-en à notre roman: Joël Dicker a un grand mérite, celui de nous tenir en haleine tout au long des 470 pages qui composent son roman (pour info, mon roman Origines en compte 419… 😆 ). Vous cherchez un page-turner, vous serez servis. Tout comme dans l’Affaire, Le Livre des Baltimore cache un Drame, ou plutôt des drames, qui sont somme toute, la conséquence de mensonges, de non-dits, de jalousie, enfin bref, des problèmes que connaissent toutes les familles, sauf qu’ici, les conséquences prennent un tour dramatique, c’est bien normal, sinon le livre ne se serait pas vendu autant. Bref, l’intrigue est bonne, l’histoire en elle même tient la route, je soupçonne tout de même Joël Dicker de s’être inspiré d’ « Une prière pour Owen » de John Irving pour ses personnages de Hillel et de Scott (je vus recommande d’ailleurs chaudement ce roman absolument magnifique). Je disais donc que je n’ai rien à redire quant à l’intrigue, les personnages sont attachants, on se prend au jeu rapidement, on a envie de savoir quel Drame a frappé cette famille si charmante. Les allers-retours dans le temps peuvent être un peu déroutants par moment, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus gênée. J’écris moi-même depuis plusieurs années, mes textes sont régulièrement critiqués, je sais que je peux faire mieux et je m’y atèle. Je vois des textes d’auteurs auto-publiés excellents, en tant que bêta-lectrice j’essaye d’apporter mon aide à ceux qui ont la gentillesse de solliciter mon avis et je sais que c’est dur, très dur, d’écrire, de garder une cohérence, d’éviter les écueils. Encore une fois, j’hésite à coucher ces mots, c’est fou ! Allez, je me jette à l’eau et vous livre mes impressions de ce roman qui, je vous le rappelle, a vendu des millions d’exemplaires, et dont la première partie a été adaptée pour la télé: l’intrigue tient la route, Joël Dicker sait ménager ses effets, mais malheureusement le roman n’est pas abouti à mon humble avis. Il y a trop de maladresses (toujours à mon humble avis), trop de longueurs, des dialogues à rallonge qui n’apportent rien au récit, des situations tirés par les cheveux, peu crédibles, enfin bref, mon sentiment sincère est que le manuscrit aurait gagné à être retravaillé. Et là je vous entend vous écrier: mais elle est qui celle-là pour critiquer ainsi l’œuvre de Joël Dicker et le travail de son éditeur ? Une simple lectrice qui est restée sur sa faim et qui est définitivement convaincue qu’un roman édité par une ME ayant pignon sur rue n’est pas assurément un gage de qualité. Voilà, c’est dit, je passe au roman suivant !

5 réflexions sur “Le Livre des Baltimore

  1. Oh la la, mais encore heureux qu’on ait le droit de ne pas avoir les mêmes goûts que tout le monde et de ne pas apprécier un best-seller ! Tu as très bien fait de donner ton avis honnêtement. Et ça ne m’étonne pas qu’un auteur célèbre soit capable de se laisser un peu aller dans son écriture – je me demande parfois si certains auteurs qui sont sûrs de faire des bonnes ventes ne se relâchent pas un peu sur la qualité de leur écriture …
    Merci pour cette opinion sincère !

    • Je pense effectivement qu’après plusieurs succès les éditeurs laissent passer certaines choses ( qu’ils n’auraient pas tolérer dans un premier roman), sûrs qu’ils sont que les ventes seront au rendez-vous !

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